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Assurance-vie : les fondamentaux

24 mai 2019

Attention SPOILER (désolé mais si tu n’as pas encore vu le dernier épisode de GoT à ce stade, on ne peut plus rien pour toi…) : on n’est pas dans une série ou un film US mais dans la vraie vie, en France ! L’assurance-vie n’a donc rien à voir avec la version des films ou séries US, elle ne permet pas à tes proches de recevoir 100 millions d’euros si tu meurs (ça c’est l’assurance décès). Il s’agit en fait d’un support d’investissement, comme le compte-titres ou le PEA. Pour entrer en douceur dans le sujet de l’assurance-vie, on va commencer par les fondamentaux.

Le support préféré des français

Tu l’as surement entendu au moins une fois, l’assurance-vie est considérée comme le support d’investissement préféré des français : 39% en possède une.

Son principal atout est un avantage fiscal, qui évolue avec la durée d’ouverture du compte et qui atteint son plein régime au bout de 8 ans (fiscalité et spécificités de la transmission au bénéficiaire).

Au delà d’un nom trompeur, la complexité de l’assurance-vie est aussi liée au fait qu’elle soit divisée en deux grandes enveloppes distinctes : les fonds en euros et les unités de compte.

Le fonds en euros, la garantie de la sécurité

Pour cette enveloppe, la garantie porte sur le montant, en euros donc, qui est investi. Cette argent n’est donc pas risqué, il n’est pas possible de le voir diminuer, et il est liquide, tu peux le retirer rapidement à tout moment. De plus, les intérêts reçus annuellement sont définitivement acquis, ils bénéficient eux aussi de la garantie (c’est l’effet cliquet). C’est aussi simple que ça ? Eh bien non, il y a évidemment quelques subtilités…

Tout d’abord, l’assureur qui propose le contrat d’assurance-vie va prélever des frais de gestion, sous la forme d’un pourcentage de l’argent placé (celui-ci va varier entre 0,3% et 1% selon les assureurs), qu’il le soit sur le fonds en euros ou les unités de compte. Il arrive dans certains contrats que la garantie ne prenne pas en compte les frais de gestion, si la performance du fonds en euros n’est pas suffisante pour compenser ces frais, ce qui est cependant extrêmement rare, il est alors possible de perdre de l’argent.

Ensuite, les assureurs investissent l’argent des fonds en euros majoritairement sur des obligations d’états ou d’entreprises très bien notés afin de ne pas prendre trop de risque. Avec la baisse des taux directeurs de la BCE ces dernières années, les taux d’intérêt des obligations ont fortement baissé et avec eux la performance des fonds en euros. Ce mouvement de baisse va continuer du fait du remplacement des stocks d’obligations plus anciennes, ayant des taux élevés mais arrivant à maturité, par de nouvelles obligations avec des taux très bas.

Pour espérer offrir une meilleur performance à leurs clients, les assureurs ont décidé de proposer de nouveaux types de fonds en euros, par exemple :

  • les fonds en euros dynamiques : ils offrent la même garantie que les fonds en euros classiques mais leur performance est plus volatile car ils intègrent une part plus importante d’actifs risqués (d’actions notamment)
  • les fonds Euro-Croissance : attention, ici le fonctionnement est différent car la garantie sur le capital investi peut n’être que partielle, et non pas totale, et elle n’est valable qu’après une certaine durée de détention (8 ans minimum)

En 2018, le rendement moyen des fonds en euros a été de 1,8%, net des frais de gestion mais pas des prélèvements sociaux, valeur stable par rapport à 2017 et égale à l’inflation. Les rendements sont très variables d’un assureur à l’autre donc c’est un élément à bien regarder avant de souscrire à un contrat d’assurance-vie.

L’argent mis de côté sur les fonds en euros représente près de 80% des 1 700 milliards d’euros placés par les français sur l’assurance-vie : les français recherchent clairement plus la sécurité que la performance.

Les unités de compte, construire son avenir

Pour cette enveloppe, la garantie porte sur le nombre d’instruments financiers achetés mais pas sur la valeur de ceux-ci. Plus simplement, cela revient à dire que si j’achète 1 action LVMH, j’ai la garantie qu’à n’importe quel moment je détiendrai bien toujours 1 action… Dans le même temps, la valeur de l’action, et donc celle de mon capital, aura évolué à la hausse ou à la baisse : contrairement au fonds euros, il y a donc un risque de perte.


Une évidence ? Oui. Pourquoi un nom si compliqué alors ? Parce que pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Mais aussi pour marquer l’opposition avec les fonds en euros…

Les unités de compte peuvent, par exemple, être des actions, des obligations, des OPCVM, des SCI ou encore des ETF. C’est plus risqué que le fonds en euros et le rendement espéré est donc plus élevé.

C’est l’assureur qui décide des supports qui sont disponibles dans l’enveloppe unités de compte, donc il faut bien se renseigner avant de souscrire afin de s’assurer qu’on retrouvera bien les produits qu’on souhaite à l’intérieur du contrat.

Pour résumer, à l’intérieur de l’assurance-vie on trouve en fait deux enveloppes qui permettent de constituer la poche de précaution (le fonds en euros) et celle d’investissement (les unités de compte).

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Guillaume et Julien, co-fondateurs d’Axel

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