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Une crise financière en 2019 ?
Je dois attendre pour investir ?

9 janvier 2019

Vous êtes nombreux à nous demander si nous allons avoir une nouvelle crise financière cette année et à vous demander s’il faut attendre pour investir. Prenons un peu de recul !

Madame Irma, es-tu là ?

Désolé de te décevoir, mais PERSONNE n’a de boule de cristal.

Axel - Article crise 2019 ? - Madame Irma

En effet, personne ne peut prétendre en toute bonne foi être capable de prévoir une crise financière. Les périodes de baisse des marchés, appelées “corrections”, sont d’ailleurs assez fréquentes et il est impossible de les anticiper avec certitude, ou d’anticiper leur ampleur.

On compte ainsi 12 corrections (phases de baisses de plus de 5%) depuis 2008 pour le S&P 500 (en bleu sur le graphique), l’équivalent américain du CAC 40. Chacune de ces corrections a été effacée en l’espace de quelques semaines ou mois.

Axel - Article crise 2019 ? - S&P 500 performance depuis 2008

Depuis 1950, on compte plus de 36 phases de correction de plus de 10%, qui n’ont pas empêché la bourse américaine de poursuivre sa hausse sur le long terme :

Axel - Article crise 2019 ? - S&P 500 performance depuis 1950

Des corrections “émotionnelles”

Si les corrections sont généralement déclenchées par des événements économiques ou politiques (en ce moment on pourrait par exemple blâmer le brexit, la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine ou encore les changements de politique monétaire des banques centrales), elle sont fortement accentuées par les décisions “émotionnelles” des investisseurs. Dans ces phases de baisse, de nombreux investisseurs cèdent au stress voire à la panique, ce qui peut provoquer des baisses exagérées par rapport à la nature des événements qui les ont déclenché. D’autant plus lorsque ces baisses interviennent après une très longue période de hausse des marchés financiers, comme la période 2009-2018.

Ce phénomène provoque de la volatilité, c’est à dire des variations importantes des cours boursiers, à la baisse comme à la hausse, sur une courte période et parfois même dans une même journée. On constate en effet que la volatilité est beaucoup plus importante dans les périodes de correction que dans les périodes de hausse.

C’est exactement ce qu’il s’est passé en octobre et en décembre 2018, et il faut s’attendre à ce que la volatilité reste très présente en 2019.

Rien à craindre pour les investisseurs de long terme

Pour les investisseurs de long terme, il n’y a donc rien à craindre des phases de correction qui seront des étapes naturelles à franchir. Si la bourse n’offre aucune garantie, les corrections ont historiquement été compensées en l’espace de quelques mois et suivies par de nouveaux records. Le temps est donc ton ami, ne cède pas à la panique en vendant tes actions après une baisse importante.

D’ailleurs, une analyse de JP Morgan Asset Management montre qu’un investisseur qui a gardé son investissement sur le S&P 500 entre début 1995 et fin 2014 a réalisé une performance de 555%, soit près de 10% par an, et ce malgré l’éclatement de la bulle internet et la crise de 2008. Mais si ce même investisseur avait raté les 10 principales journées de hausse, en vendant de peur de connaître de nouvelles baisses, sa performance serait tombée à 191%.

Il est donc plus risqué de “sortir du marché” en vendant pendant cette période que de garder ses investissements en attendant des jours meilleurs.

Une opportunité sur le long terme

Au contraire, dans une logique de long terme, ces périodes sont même une excellente opportunité de réinvestir à un prix plus avantageux. Les particuliers perdent souvent de l’argent en bourse parce qu’ils achètent quand les médias parlent des records boursiers et vendent dans la panique pendant les phases de correction, soit exactement l’inverse de ce qu’il faudrait faire.

Alors sois plus malin, et profite des baisses pour gagner sur le long terme, comme le dit Warren Buffet : Be fearful when others are greedy and greedy when others are fearful (Soyez craintifs quand les autres sont agressifs et agressifs quand les autres sont craintifs).

Alors, j’investis ou pas ?

La réponse est oui ! Mais prudemment, et uniquement si tu investis dans une logique de long terme (5 ans et plus) car ce qui est vrai pour les corrections l’est aussi pour les périodes de crises, la baisse des cours pouvant alors se prolonger pendant plusieurs années. D’où l’énorme avantage d’avoir du temps devant soi et donc de commencer à investir jeune.

Une bonne approche est d’investir régulièrement la même somme, par exemple tous les mois, pour lisser le prix auquel tu investis, c’est ce qu’on appelle la méthode Dollar Cost Averaging.

N’investis donc surtout pas toutes tes économies d’un coup, et suis nos conseils en termes de diversification pour limiter les risques et bénéficier de la performance boursière sur le long terme !

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Guillaume et Julien, co-fondateurs d’Axel

Axel © 2018