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Plutôt salé ou sucré ? chien ou chat ? dette ou actions ?

12 juin 2018

Eh oui, dans la vie il faut faire des choix, et c’est aussi le cas pour les entreprises.

En effet, pour financer son activité une entreprise a le choix entre deux types de financements majeurs : la dette et les actions. En tant que futur investisseur, il est CRI-TIQUE que tu comprennes bien la différence entre les deux, car (i) les profils de risque ne sont pas les mêmes et (ii) le retour sur investissement se fait aussi de manière différente. Mais ne t’inquiète pas, on est là pour t’aider alors prends toi un shot de café et lis attentivement les prochaines lignes.

La dette, c’est quoi ?

Probablement la forme de financement la plus simple et la plus connue de tous. Exemple simple, ton pote a besoin de 5 000 € pour son projet, qu’il te propose de rembourser sur 5 ans en te rendant 1 000 € par an. En plus, il propose de te payer un taux d’intérêt annuel de 2% du montant initial du prêt pour te rémunérer (i) du risque que tu prends en lui prêtant de l’argent et (ii) du coût d’opportunité, au lieu de lui faire ce prêt tu aurais pu vouloir mettre cet argent sur ton livret A (pas franchement l’idée du siècle…) ou alors acheter un écran 8K pour te mater les matches de la coupe du monde cet été.

Ces titres de dette sont couramment appelés des “obligations” sur les marchés financiers. Il existe d’autres instruments de dette plus compliqués à comprendre, mais tous sont basés sur cette structure. En tant qu’investisseur dans de la dette tu es le prêteur, ton objectif principal est ainsi de t’assurer que ton emprunteur va (i) te rendre ton argent selon les modalités définies lors de l’emprunt et (ii) te payer les intérêts prévus. Avant tout, tu dois donc t’assurer des capacités de remboursement et des garanties fournies par ton emprunteur.

Tu auras compris que si le projet de ton pote connaît un succès fou, genre devenir la prochaine licorne européenne (attention on parle bien de ça hein), ton investissement ne prendra aucune valeur, tu connais à l’avance tes gains et ils ne changeront pas. Tu trouves ça un peu frustrant ? Hehe, lis le prochain paragraphe !

Action ou vérité ?

Ah les actions ! Tellement de couverture médiatique ! Reprenons l’exemple de tout à l’heure, ton pote ne cherche plus à t’emprunter 5 000 € mais plutôt à t’associer à son projet et donc à te convaincre d’investir à ses côtés dans sa société. Cela veut dire que tes 5 000 € ne sont pas uniquement une source de financement mais aussi une façon de montrer que tu crois à ce projet et de t’impliquer dans sa réussite, il y a donc une dimension entrepreneuriale qui rentre en jeu.

En échange de ces 5 000 € tu vas recevoir des actions, c’est à dire que tu seras propriétaire d’une partie de la société, dans le jargon financier on dit aussi que tu seras un actionnaire (ton pote étant lui aussi actionnaire), tu pourras donc participer aux grandes décisions impactant la société. Et contrairement à une obligation, une action te permet de “bénéficier” du succès de la société sous-jacente : en effet, si au moment de ton investissement une action valait 20 €, cette dernière peut voir sa valeur s’envoler à 100 € si votre projet connaît un succès fou et tu pourrais alors faire un beau profit en revendant tes actions, si tu en as envie… MAIS ATTENTION, la valeur de ton action peut aussi plonger très bas, et tu pourrais donc faire de très grosses pertes sur ton investissement initial !

Cela veut dire que tu dois prendre encore plus de précautions et faire encore plus de recherches avant d’investir dans des actions que dans des obligations (genre demander les analyses sanguines de ton pote). D’autant plus que si par malheur la société fait faillite, il faut savoir qu’il n’y a pas d’égalité entre les parties prenantes : ce sont les prêteurs qui sont remboursés en premier, les actionnaires eux ne récupèrent que ce qu’il reste… si reste il y a !

Si tu as déjà lu notre article “Où placer ses économies ? Ce qu’il faut savoir avant de se jeter à l’eau”, on ne peut rien te cacher, cette différence de traitement est effectivement liée au couple risque / rendement espéré ! C’est ce type de protection, permettant de diminuer le risque, qui fait que les prêteurs acceptent un rendement plus faible que le rendement espéré par les actionnaires (nous n’allons pas rentrer dans le détail de la théorie ici mais pour info c’est un paramètre fondamental dans la détermination du prix d’une action).

La différence de couple risque / rendement espéré entre actions et obligations entraîne aussi, pour une même société, une plus grande volatilité du prix d’une action par rapport à celui d’une obligation. C’est à dire que le prix de l’action est susceptible de varier plus fortement, à la hausse comme à la baisse, que celui d’une obligation. Il faudra donc choisir les produits financiers dans lesquels tu souhaites investir en fonction des risques que tu es prêt à prendre ! Et ne pas oublier de diversifier tes investissements !

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La semaine prochaine, nous te présenterons plus en détail ce que sont les ETFs et pourquoi ils connaissent beaucoup de succès depuis une dizaine d’années. Pour recevoir plus de tips pour gérer tes économies, suis nous sur Facebook et inscris toi sur la page d’accueil.

Efkan, contributeur pour Axel

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